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Poésie
De
André
Labrosse, l
Épervier`

L'hémorragie
Je piétine la vie, circule la rose.
Tout autour, la mitraille d’une vie.
On perce le cœur, l’infâme d’une pause.
Les cartouches brisent la peau, l’infamie.
Je rage dans l’innocence éhontée.
L’imbécillité de détruire nos veines.
Le sang coule, déchirure mal aimée.
Cris perçant au-delà de nos peines.
La mort accompagne la chair desséchée.
La désinvolture de comprendre le pourquoi.
Malédiction, violation d’une peau déchirée.
Des lambeaux circulent, le bel émoi.
Tapis rouge à la gloire des imbéciles.
Le pied ferme dans l’incompréhension totale.
L’attente morale, des mémoires indélébiles.
Le sujet est faible, tourne la vie matinale.
Ensanglanter son destin, l’ivresse de l’instant.
Le monde agenouillé, l’inquiétude de vivre.
Chasser la haine, les mots trop sanglants.
Apaiser son esprit, dormir, revivre.
Tuer la cruauté, se garnir d’un bleuté.
Le blindage assuré s’accompagne d’un espoir.
Un triste sourire, un ciel divinement coloré.
Un palimpseste espéré, l’écriture d’un soir.
La nuit éteinte, le drapeau sanguinolent.
Je clos mes hantises à jamais perdues.
Les nuages piétinent, l’étendard offensant.
Chassent ces désirs, l’envol des nues…
André,
Épervier

Vieillesse
douloureuse
Je vieillis d’un visage saccagé.
Temps morose, d’un violon usé.
L’adage courbé, salutations amusées.
Je vieillis, un regard tourmenté
Dans la plénitude d’un instant charmé.
L’horloge arrêté, moment parfumé.
Je vieillis sans savoir aimer.
Le désir d’un troublant baiser.
Un regard suffit, enflammé.
Je vieillis, mes mains cicatrisées.
La douleur de vivre, chagriné.
Je suis égaré, à peine sustenté.
Je vieillis, cheveux égarés.
L’impossible d’une jouvence retrouvée.
Un bonjour, silence délaissé.
Je vieillis, un lit encensé.
La mort approche, fenêtre entrebâillée.
Noir lendemain enfin apaisé.
André, épervier.

Douce
vertu
Tu
déchires
mes
vêtements
enveloppés.
Tu
t’acharnes
sur
un
corps
bastillé.
A
genoux,
mes
jambes
endolories.
Je
pleure
l’amour
et
toi,
tu
ris.

Je
ne
suis
qu’un
faible
esclave
Où
la
peau
n’est
qu’entrave.
L’Apollon
déchu
dans
le
silence.
Un
rideau
fermé
pour
pénitence.

Une
prière
désinvolte
au
prochain
rendez-vous.
Que
nos
lèvres
communient
un
délire
fou,
M’abreuvant
de
ta
sagesse
pour
mieux
t’aimer.
Nourrir
ce
pardon
sous
des
flots
charmés.

Un
regard,
un
seul
regard
en
un
sourire
Dans
l’espoir
d’être
avec
toi
sans
frémir.
Tu
touches
délicatement
au-delà
d’une
aisance
Savourant
de
tes
sueurs
comme
pitance.

Te
voilà
enfin!
Dans
ta
prestance
solitaire.
Tu
m’enchantes
au
plaisir
de
se
taire
A
l’admiration
bénie
de
ta
personne,
L’envoûtement
inoubliable
d’une
Madone.

Viens
respirer
doucement
mon
corps
assoiffé.
La
beauté
n’est
pas
de
rigueur,
seulement
blessé.
Ivresse
cachée,
baisers
sincères,
amour
certain.
Approche!
Sois
sans
gêne
de
mes
lendemains.
André,
épervier.

Chaleur
Un
visage
épanoui
en
ce
printemps
immaculé.
La
Joconde
ruisselle
une
joie
fleurdelisée.
L’image
sonore
d’un
rire
apaise
mes
craintes.
Je
suis
bouffon
presque
une
image
sainte.

J’esquisse
un
sourire
à
l’enfant
perdu.
Le
bonheur
égaie
mon
faciès
joufflu.
Je
trace
sur
le
sable
mes
joies
d’antan.
Un
tableau
magnifique
d’encens.

Expression
rieuse
à
la
vie,
mordre
au
bonheur.
L’emporter
avec
soi,
un
joyau,
une
fleur.
Tendresse
favorable,
douceur
d’une
main
amicale.
La
rencontre
d’un
Dieu,
visite
dominicale.

Yeux
pétillants,
ironiques
au
passage
de
l’amour.
Je
m’abreuve
de
ces
mots
bénis,
entourés
de
velours.
Un
bouquet
de
chasteté,
de
légèreté
entre
mes
doigts.
Un
souhait
pieux
que
je
garde
fermement,
il
va
de
soi.
André
Labrosse,
Épervier.

L'abus
Des
mains
vieillies
ont
cajolé
ma
peau
de
jouvencelle.
Douze
ans!!!
L’innocence
d’un
corps
fragile.
L’illusion
de
mon
enfance
à
jamais
sans
appel.
Trahison,
envahissement,
sensation
puérile.

Silence
morbide,
solitude
amère
d’un
toucher.
Mes
faibles
seins,
un
trophée
à
ce
vil
cerveau.
Ma
vie
entachée
à
peu
de
frais,
je
suis
blessée!!!
Des
larmes
secrètes,
quatre
murs
sans
écho.

Vie
austère,
perturbation
d’un
esprit
saccagé.
La
vie
s’effiloche
dans
un
noir
implacable.
Le
corps
maladif
n’est
plus
jouissance
parfumée.
De
la
rancœur
voilée,
gestes
inexplicables.

Chemin
rocailleux
à
comprendre
l’injustice.
Enfin
la
parole,
délivrance
d’un
terrible
mal.
Vivre
et
non
survivre,
nulle
supplice.
Esquisser
un
certain
sourire
plutôt
banal.
Aujourd’hui
de
l’espoir,
souffrances
expliquées
Le
trémolo
d’une
voix
émotive,
douce
révolte.
Lourde
peine,
souvenirs
bafouillés.
Rideau
fermé,
existence
désinvolte…

De
la
douleur,
encore
de
la
douleur,
rien
que
de
la
douleur…
André
,
épervier.

L'amitié
Aucun
ami
en
partage.
De
la
solitude
renfermée
sur
soi-même.
Un
regard
hautain
envers
les
humains.
Un
coin
méprisable
pour
pleurer.
Nul
mot
à
redire
sur
ses
sentiments.
Porte
close
envers
une
amitié
sincère.
Une
conversation
monotone
et
superflue.
Rien
de
tangible,
seulement
du
vent.
Un
noir
absolu
dans
une
amère
tristesse.
Désir
éphémère
de
connaître
le
palpable.
Éloignement
avec
rémission
torride.
Partage
unique
de
la
bonne
parole.
Écrire
avec
sa
plume,
une
amie.
Lui
dire
des
mots
douloureux.
Se
sentir
mieux
face
à
l’écriture.
Hélas!
Un
chemin
tortueux,
balayé.

Aucun
ami,
sans
bagage.
De
la
souffrance
intérieure.
A
genoux,
je
prie
l’irrémédiable.
Je
fixe
le
soleil
de
sa
chaleur.
Pressentir
un
renouveau
merveilleux.
Connaître
de
paisibles
paroles.
Se
confier
réellement,
absolument.
Avoir
le
sourire
d’une
Joconde.
Espérer
à
ce
sentiment
normal.
Bientôt,
se
peut-il,
vraiment?
De
l’attente
qu’un
jour
nouveau
Puisse
apparaître
à
mes
yeux
éblouis.

Aucun
ami,
j’en
doute.
On
frappe
à
la
porte,
enfin!!!
André,
épervier.

Le
cercle
Le
cœur
en
chamaille,
un
désir
d’en
sortir.
Des
êtres
confus,
de
la
violence
humaine.
Conversation
polie
dans
un
regard
qui
déchire.
La
haine
provoquée,
tant
de
peines.
Un
jour,
des
jours,
même
illusion.
Des
pas
incertains,
lumière
obscure.
Des
rires
insignifiants,
dérision.
De
la
lâcheté,
pénible
azur.
On
croit
à
l’impossible
délivrance.
Des
notes
difficiles,
des
détours
blessés.
Sagesse
imaginée,
douce
cadence.
Hélas!
Le
malin
efface
l’illuminé.
Bataille
constante
à
la
recherche
du
bonheur.
Le
semblant
d’une
vie
bien
ordonnée.
Tressaillir,
s’enfoncer
et
avoir
peur.
L’indifférence
d’un
rêve
imaginé.
Écriture
inchangée
dans
un
malaise
profond.
Le
tableau
néfaste,
désaccord
incontournable.
Un
pas,
des
pas,
terrible
démon.
Yeux
clos
dans
l’attente
de
l’infranchissable.
André,
épervier.

Le
Mitan
de
ma
vie
Presque
soixante
ans…
Des
questions
tant
et
tellement.
Une
tête
d’océan,
Loin
du
firmament.
L’âge
pensif,
Esprit
en
récif.
Vivre
au
démonstratif
Dans
un
corps
maladif.

Un
bonheur
songeur,
Plaisir
d’une
fleur
Qui
entoure
mes
odeurs.
Sonne
l’heure…

De
la
sagesse
émiettée.
Parcours
d’un
baiser.
Visage
terrassé,
Enveloppe
séchée.

Un
chemin
retors,
Je
rage
et
je
mords.
La
vie
ou
la
mort,
Mes
yeux
implorent!

A
la
recherche
de
l’amitié,
Esprit
solitaire,
fatigué.
De
la
substance
écoulée,
Charpente
courbée.

Je
pleure
ma
vie
Sans
aucun
parapluie.
Des
yeux
déconfits,
Un
malheur
y
compris.

Trace
un
ciel
paresseux,
Un
cœur
miteux.
Des
larmes
en
feu,
Passe
le
gueux…

Chambre
blanche,
A
genoux
,
chaque
dimanche.
Jardin
qui
flanche.
Mes
pieds
sous
la
planche.

Le
temps
de
l’espoir,
Je
casse
le
miroir.
Blasphème,
le
ciboire.
Sillonne
le
désespoir.

Je
marche
malgré
tout,
Vilaine
toux.
Allure,
nulle
sou.
Titube,
un
peu
fou.

Mon
lit
de
cercueil,
Trace
mon
œil.
Piétine
les
cerfeuils,
Une
bouffée
d’orgueil.

Cheveux
gris
Dans
l’attente
du
midi.
Berçante
qui
fléchit.
Trompette
qui
prie…

Des
larmes,
en
cascade.
Des
pieds,
douce
bravade.
Un
destin,
pénible
rade.
De
la
mort,
vilaine
ballade.
André,
épervier.

Le
repas
Les
rats
aiguisent
mon
odieux
appétit.
Un
consommé
de
fiel
sur
le
réchaud.
Du
sang
bouilli,
merveilleux
spaghetti.
L’assiette
attend
ce
fabuleux
cabot.

Je
mange
d’un
sourire
affamé.
Quelques
rots
puis
je
continue.
J’esquisse
une
splendide
risée.
Quelques
épices,
le
vrai
menu.

Je
me
sustente
comme
jamais,
Des
os
succulents,
ruisselants.
Un
dessert,
c’est
un
fait.
Au
diable
l’estomac
irritant!

Mets
copieux,
je
m’endors.
Rêves
sanguinaires
d’une
bouffe
cajolée.
Nuit
chérie,
je
l’implore
Dans
un
concerto
abreuvé.
André,
épervier.

Pénible
lendemain
Le
malheur
transperce
le
vide
de
mon
cœur.
Je
transporte
la
haine
autour
de
moi.
Je
divague
dans
l’incertitude
de
mes
pleurs.
Méchanceté
de
mon
esprit
en
plein
émoi.

Tristesse
d’une
enveloppe
mal
parfumée.
Le
désir
d’un
plaisir
s’enflamme
de
malchance.
Je
titube
dans
l’angoisse
trop
exagérée.
Je
ne
sais
plus…
je
cherche
mon
enfance.

Le
cerveau
se
déchire
en
pleine
lamentation.
Je
cherche
l’issu…
un
terrible
enfer.
La
rage
maladive,
odieuse
punition.
Tristesse,
une
envie
immense
de
plaire.

Un
avenir
éculé
par
des
nimbus
dangereux.
Solitaire
de
mes
émotions,
étouffement
de
le
dire.
Saccage
de
l’esprit
à
comprendre
mon
jeu.
Désolation,
tourmente,
il
suffit
de
souffrir.

Un
matin
douloureux
dans
le
silence
profond.
La
muse
sommeille
dans
l’attente
d’un
parler.
Chemin
incontournable,
aucun
son.
De
la
douleur
étouffée,
maison
saccagée.
André
"Épervier"
Labrosse

Propos
La
chantepleure
pleure
sa
mélancolie.
Il
est
l’heure
de
s’enfuir,
M’Amie.
Le
vent
volage
nage
ses
intempéries.
Le
voile,
une
toile
à
demi-finie.

Une
trace,
une
race
à
peine
blessée
Dans
le
firmament
d’une
maman
évasée.
Jouissance,
danse
dans
une
mélopée.
L’œil,
un
écueil
bien
tracé.

Vivre,
survivre
parmi
ces
chimères.
Des
jours,
des
abat-jours
près
de
la
mer.
Insuffisance,
je
pense
à
travers
D’un
oubli
dont
je
ris
de
cette
faible
chair.

Le
ciel,
un
arc-en-ciel
vers
une
éternité.
Là-bas,
sans
fracas
d’une
majesté,
D’une
plume,
l’enclume
rêvée.
Un
visage,
sage
d’une
immensité.

Je
bénis
la
vie
malgré
ces
contradictions.
Le
cœur,
une
fleur,
excellente
décision.
Dans
un
bagage,
cage
sans
définition
A
l’orée
d’un
champs,
l’encens
en
action.

La
solitude,
plénitude
en
une
vie
dérisoire.
Je
marche
sous
cette
arche
sans
déboire.
Le
ciel,
point
de
fiel
en
ce
triste
soir.
De
la
vie,
j’envie
ma
douce
mémoire.
André,
épervier.

Vieillir
Un
gâteau
écrémé,
chandelles
calcinées…
soixante
ans!!!
Des
applaudissements
sournois,
rires
clownesques.
Je
ferme
la
porte
de
l’absurde
pour
moins
souffrir.
Des
cadeaux
futiles
à
la
mesure
d’un
personnage
dérouté.
La
crainte
de
mourir
dans
l’emphase
d’une
vie
sulfurée.
Un
espace
restreint,
des
années
en
pénitence…
Une
musique
sourdine,
un
tympan
en
révolte
constante.
Un
plaisir
étouffé,
perspective
d’un
cœur
fatigué.
Dans
l’autre
pièce,
on
danse
la
vie,
l’insouciance.
Cette
fois-ci,
j’allume
des
cierges,
un
respire
difficile.
Un
plancher
monotone,
je
m’affaisse
dans
l’irréalité.
Et
pendant
ce
temps,
l’on
chante
l’alléluia!!!
P.S.
Bientôt,
j’aurai
soixante
ans
et
je
crains
Affreusement
le
mot
vieillir.
André,
épervier.

Tiédasse
Une
heure
fatiguée
par
la
poussière
du
temps.
Fenêtre
égarée
dans
l’immensité
de
l’enfant.
Solitude
étouffée,
paroles
anodines,
estomaquées.
Lueur
disparate,
divagation
d’une
pluie
séchée.

Substance
mémorable
d’un
cerveau
aléatoire.
L’imagination
d’une
douleur,
pénibles
accessoires.
De
la
rancœur
à
une
vie
sans
vie.
Fatigue
morale,
éloignement
d’une
M’amie.

Neige
solitaire
recouvrant
le
noir
de
mon
esprit.
Neurones
ensanglantés
dans
l’inacceptable
défi.
Des
sanglots
revigorés
par
la
lourdeur
d’un
passé.
L’hypocrisie
malsaine,
des
pas
souillés.

Ragréer
mon
existence,
construction
démolie.
Saveur
inexplicable
vers
un
destin
défraîchi.
La
force
amenuisée
d’un
combat
sans
fin.
Souffrance
maladive,
un
cœur
peu
serein.

Délivrance
souhaitée,
légèreté
humaine.
Un
soleil
calorifique,
aucune
peine.
Liberté
d’un
corps
emprisonné
par
la
douleur.
Un
chemin
délivré,
gloire
de
mille
fleurs…
André,
épervier.

S'aimer
J’aime
l’amour,
la
vie
d’un
baiser.
Rêvasser
d’un
bonheur
supplié.
Sentir
un
doux
vent,
mille
caresses.
Être
l’extase
d’un
corps
sans
paresse.

Fermer
les
yeux,
un
sourire
de
jouissance.
L’immortalité
d’une
fusion,
d’un
corps.
Être
l’apogée
d’une
grandiose
prestance.
Aisance
d’une
peau,
frémissement
d’une
flore.

Le
calme
d’un
toucher,
effleurer
des
sensations.
Trembler
d’émotions
dans
l’ivresse
d’un
instant.
Douce
musique
où
le
rêve
n’est
qu’action.
Sublimité
que
je
désire,
doux
amant.

J’aime
l’amour
dans
un
silence
merveilleux.
Une
nudité
correcte,
tout
près
d’un
feu.
Des
images
que
je
souhaite,
douceur
extraordinaire.
Chaleur
exquise
,
je
veux
tellement
plaire
!!!
André,
épervier.

La
bonté
humaine
Sans
rancune,
sans
hypocrisie.Le
geste
De
l’amour,
de
l’amitié
Dans
un
désordre
merveilleux.

La
parole
humaine,
Sagesse
élaborée
dans
un
sourire.
De
l’affection
envers
son
prochain,
La
paix
intérieure,
doucement.

Une
vie
humaine
Avec
un
plaisir
souverain
Sans
mouchoir,
sans
discorde.
Lassitude,
complaisance,
enfin!

La
chance
humaine
Dans
un
regard
d’espoir
Où
le
cœur
bat
régulièrement
Sans
froissement,
absolument.

Le
geste
La
santé
humaine
Dans
une
vieillesse
respectée.
Du
velours
autour
de
moi,
Main
franche,
assurément.
André,
épervier
.

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